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Felipe Durán, le photographe détenu qui racontait la répression et la lutte du peuple mapuche: “Le Wallmapu a été aveuglé”

Felipe Durán, le photographe indépendant engagé avec les luttes populaires, notamment avec la lutte du peuple mapuche, à dediqué ses dernières années a faire de son objectif le témoin de la répression que l’État chilien déchaîne sur le Wallmapu. Aujourd’hui il est arrêté âpres la perquisition qui a eu lieu le mardi 22 septembre a 4 heures du matin dans le secteur de Chomío, Padre de Las Casas, Chile. Dans ce moment la, il a été détenu avec Cristian Lenivao, qui se trouvait dans la clandestinité depuis le 15 Juillet . Il a este formalisé par l’infraction à la Loi de Control d Armes et il a reçu 45 jours de la détention provisoire pendant que l’investigation se déroule. Il s’agit de la persécution politique d’un photographe dont sa vraie arme n’est pas celle que le Ministère Publique affirme, sinon qu’il utilise son camera pour capturer et transmettre la lutte du peuple mapuche pour sa libération en faisant face a l’oppression de l’État chilien et des entreprises forestières. Avec sa détention, on cherche a faire taire et d’enfermer la vision la plus engagé et la plus capable de montrer la profonde vérité du mal appelé “conflit mapuche”.

Felipe Duran: Allanamiento comunidad Cacique José Guiñón (2012)

Felipe Duran: Allanamiento comunidad Cacique José Guiñón (2012)

Felipe Durán, la fenêtre que montre la lutte mapuche au monde

Felipe Durán -aussi appelé Felipón par ses amis- est un photographe qui a reçu sa formation dans l’Institut Professional Arcos. Ceux qui l’ont connu a l’institut remarquent que des ses premières années de formation professionnel Felipe était très intéressé par les thématiques sociales et que, des ce moment la, il a consacré sa carrière exclusivement a ces thématiques. Sélon Mapuexpress, Felipe arrivait.il y a quelques années au Temuco, dans le Wallmapu. L’engagement à la cause mapuche a caractérisé son travail, en s’établant dans le Wallmapu il y a plus de 5 années. Actuellement, il est part de l’Association de Reporteurs Indépendantes (ARI, par ses initiales en espagnol) et il travail aussi comme freelance.
Mais cette thématique n’est pas l’unique part de son travail. Il a accompagne des nombreuses causes populaires. Un autre photographe, Fernando Lavoz, de l’AFI, rappelle qu’il l’a connu dans une de ces luttes. Il était en Aysén pendant le soulèvement social de la région pendant l’été 2012. “Felipe a un instinct pour savoir quand et comment être, son compromis et clair. Il en s’agit pas seulement d’obtenir une bonne photo, sinon de raconter aussi qu’est-ce qu’il c’est passé et de le diffuser”, dit Lavoz. Ils se sont rencontrés dans autres occasions, toujours dans le cadre des luttes sociales, par exemple dans la prison d’Angol, lors d’une visite des prisonniers politiques mapuche et quand les endettés de logement de ANDHA Chile baissaient jusqu’a la rivière Mapocho.

Felipe Durán: fotografía de la serie "Los nadie"

Felipe Durán: fotografía de la serie “Los nadie”

Sa proximité avec le peuple mapuche et sa lutte l’a converti dans un témoin permanent de la violence que souffre ce peuple vis a vis de la répression de la police chilienne, et c’est sa camera qui ha retraité ses victoires et ses peines. Ce sont des photos qui ont parcouru le monde entier, celles qui ont réussi à battre la désinformation et montrer le vrai face/visage de l’état chilien dans le Wallmapu.
Son importance pour visibilité la lutte mapuche est telle que ses photos sont vues comme la contrepartie, la vision des communautés. Un photographe d’une agence internationale, en conversation avec RVF, raconte que ils lui ont demander d’obtenir cette vision, lequel était pratiquement l’unique que était capable de voir la totalité du conflit. “Quand nous voulions avoir un vision complète ou les agences des nouvelles internationales ont voulu raconter une histoire complète et non partielle comme il a lieu très souvent, c’est a lui qu’on appelle. Felipe aidait beaucoup par rapport aux communautés”, dit le photographe qui préfère maintenir son identité en réserve. Voila pourquoi Felipe Duran est devenu dans les dernières années le photographe essentiel pour les médias internationales afin de connaitre les détails des affrontements, les récupérations de terres et la vie quotidienne des communautés mapuche en lutte. Médias de partout dans le monde, comme le BBC ou le Miami Herald utilisent ses images pour raconter un conflit que beaucoup de fois se connait mieux internationalement qu’a niveau national. Le même photographe nous raconte que avec la détention de Felipe on perd justement le vision d’un photographe vinculé aux communautés, traité comme un d’eux et converti en un espèce de “yeux officielles du peuple mapuche” pour le monde, en un camera que toujours dénonce, et que montre de façon directe et sincère les faits.

Pilmaiken

Felipe Durán – Pilmaiken (20119

C’est pour cette raison que l’affection et le soutien ne se sont pas fait attendre. L’Association des Reporteurs Indépendants (ARI) a publié une déclaration (voir ici) pour soutenir un photographe conséquent, face a ce qui est considéré comme une persécution pour son travail photographique, reconnu par les médias internationales et nationales et souligne que Felipe avait reçu des menaces et le harcèlement du groupe d’extrême droite Hussar.
En outre, l’Association des photographes indépendantes (AFI) a aussi publié une déclaration (voir ici) ou l’accusation d’avoir armes est complètement niée et souligne que l’unique arme qui utilise est sa camera Canon, que lui a permis de raconter la réalité du conflit et la répression de l’Etat chilien a travers la police. La communauté mapuche Coñopil Epuleo, en processus de récupération territorial, a aussi publié une déclaration (voir ici) dénonçant un stratagème pour arrêter le photographe et Cristian Levinao. Dans la même déclaration, le travail de Felipe est reconnu disant que “à travers sa caméra il brosse la barbarie dans laquelle les collectivités sont soumises jour après jour, à la fois a travers les contrôles quotidiens de ses membres que a travers les violents raids dont ceux-ci ont fait l’objet, y compris en utilisant d’armes guerre de dans notre territoire “. Ils demandent également que Felipe soit traité comme un prisonnier politique mapuche (PPM).

Fotografía: Felipe Durán

Fotografía: Felipe Durán

Felipe et les médias indépendants et populaires

Dans le monde des médias indépendants et populaires la nouvelle de sa détention a été très forte. Son image -celle de Felipe avec son camera- a inondé tous les réseaux sociales et leurs photos sont aujourd’hui témoin de son travail, mais aussi les éléments qui constituent un “être dangereux” dès Felipe était devenus l’un des “yeux du Wallmapu” et son dossier a aidé dire la partie de la vérité que les mass media traditionnelles volontairement omettent. “Le Wallmapu a été aveuglé, l’Etat chilien l’a battu et lui a botté un œil”. Pour cette raison les différentes organisations (mapuche, sociales, médias) accusent un “coup monté” en contre du photographe afin de empêcher et censurer son travail. Il est de cette manière que les slogans et les affiches se sont multipliés appelant sa libération immédiate a cause de une “«persécution de son travail, qui est la seule arme qui avait traité”. Aujourd’hui, Felipe est en prison préventive pour 45 jours -décrété par la Cour tant que la recherche est prête- et ses yeux sont absents du le Wallmapu.
Maintenant, les médias sont borgnes et une histoire est raconté de manière partielle. Il est vrai qu’ils existent d’autres qui travaillent pour les histoires de communautés opprimées et continuent le travail, mais Felipe est un signe d’avertissement, est la menace à toutes les personnes et tous les conflits sociaux, par conséquent, son absence est non seulement un photographe moins, mais, est un coup claire à la liberté de communiquer et par les peuples de dire leur point de vue des faits et le rapport. Aujourd’hui c’est Felipe, mais demain ce pourrait être n’importe qui.

Une partie des travaux du photojournaliste Felipe Durán: